Après la démission du président centrafricain, il faut de toute urgence renforcer les troupes de maintien de la paix

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Démission du président centrafricain : il faut renforcer la paix

10 janvier 2014

La démission du président de transition centrafricain, Michel Djotodia, risque d’exacerber les périls encourus par la population civile et fait ressortir le besoin urgent de déployer de nouvelles troupes de maintien de la paix dans le pays, a déclaré Amnesty International vendredi 10 janvier.

L’Union africaine (UA) n’ayant pas tenu sa promesse de déployer un contingent entier de forces de maintien de la paix en République centrafricaine, les effectifs des casques bleus sont insuffisants pour protéger une population très vulnérable.

« Plus d’un mois après le vote de l’ONU, il y a toujours moins de 4 000 soldats de l’UA déployés en République centrafricaine, en plus des 1 200 soldats français. Dans l’intervalle, plus d’un millier de personnes sont mortes et des centaines de milliers sont prises au piège dans des camps pour personnes déplacées, trop apeurées pour rentrer chez elles, a déclaré Joanne Mariner, conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

« Les tensions vont s’accroître encore davantage en République centrafricaine au lendemain de la démission du président de transition, et la population civile a désespérément besoin d’être protégée, a déclaré Joanne Mariner, conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

« La démission du président Michel Djotodia pourrait facilement déclencher des attaques de représailles de la part des milices chrétiennes anti-balaka contre la communauté musulmane. Les ex-Seleka, musulmans, sont eux aussi lourdement armés, avivant le risque d’une spirale de la violence. La sécurité et la protection des civils doivent être prioritaires.

« Tandis que la haine et la méfiance entre les communautés s’accroissent à travers le pays, il faut des informations claires, largement diffusées à la population, concernant les mesures de sécurité qui vont être prochainement mises en place.

« Cette violence constante a bien trop duré. Il est temps que la communauté internationale prenne des mesures plus concrètes pour ramener le calme et la sécurité dans le pays. »

La démission du président de transition centrafricain, Michel Djotodia, risque d’exacerber les périls encourus par la population civile et fait ressortir le besoin urgent de déployer de nouvelles troupes de maintien de la paix dans le pays.

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Story Location:

République centrafricaine

5° 43′ 16.0356″ N, 20° 28′ 3.1044″ E

Les tensions vont s’accroître encore davantage en République centrafricaine au lendemain de la démission du président de transition, et la population civile a désespérément besoin d’être protégée.

Source:
Joanne Mariner, conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise

Date:
Ve, 10/01/2014

Description:
Communiqué de presse, 19 décembre 2013

Description:
Synthèse, 19 décembre 2013

Description:
Billet de blog, 16 décembre 2013

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Communiqué de presse, 12 décembre 2013

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