Afrique du Sud. Moins de discours, plus d’action sur les droits humains

Le gouvernement sud-africain qui sera formé à la suite des élections doit placer les droits humains au centre de sa politique, sans quoi il risque de bloquer de nombreuses personnes dans le piège du chômage, de la pauvreté et des inégalités pour les prochaines décennies, a déclaré Amnesty International Afrique du Sud à l’occasion de la publication, mercredi 24 avril, de son rapport intitulé 25 Years On: A Human Rights Manifesto for South Africa.


« Bien que des progrès aient été réalisés depuis les premières élections démocratiques il y a 25 ans, notamment grâce à l’élaboration d’une Constitution solide et d’une législation progressiste afin de promouvoir et protéger les droits humains, le respect et l’application de ces dispositions font souvent défaut. Par conséquent, des personnes se retrouvent confrontées au triple fardeau du chômage, de la pauvreté et des inégalités, sans issue possible, a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International.

« Le prochain gouvernement et tous les partis politiques doivent se conformer à la Constitution sud-africaine, à la législation nationale et au droit international relatif aux droits humains pour que les droits de toutes les personnes en Afrique du Sud soient respectés. »

Le manifeste d’Amnesty International Afrique du Sud met en avant huit problématiques, accompagnées de recommandations, dans lesquelles l’organisation estime qu’il est primordial que le nouveau gouvernement et les partis politiques s’engagent afin de construire une société respectueuse des droits humains.

Les thèmes abordés sont les suivants :

  • Garantir le droit à la santé pour tous
  • Mettre fin à la violence envers les femmes et les personnes ne se conformant pas aux normes en matière de genre
  • Faire respecter le droit à une éducation de qualité
  • Protéger et promouvoir les droits des réfugiés et des demandeurs d’asile
  • Faire cesser le recours excessif à la force par la police
  • Obliger les sociétés minières à rendre des comptes
  • Adopter des stratégies respectueuses des droits humains face au changement climatique
  • Plaider pour les droits humains et la justice internationale dans la politique étrangère et les relations internationales

« Il est essentiel que le gouvernement et le Parlement parviennent à améliorer les droits humains en Afrique du Sud pour que toute la population connaisse véritablement la liberté et la dignité. Amnesty International Afrique du Sud et l’ensemble de la société civile observeront de près la situation », a déclaré Kumi Naidoo.

Complément d’information

L’Afrique du Sud prépare ses sixièmes élections démocratiques, qui auront lieu le 8 mai 2019, 25 ans après les premières de son histoire en 1994.


Source: amnesty.org

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