Venezuela. Au regard des dernières conclusions de la haute-commissaire, il faut une commission d’enquête sur la crise des droits humains

À l’ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 9 septembre 2019, Michelle Bachelet, haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a fait part de ses préoccupations quant à la détérioration de la crise des droits humains au Venezuela et à l’absence d’obligation de rendre des comptes pour les plus graves violations de ces droits.

En réaction à la mise au point de la haute-commissaire, Fernanda Doz Costa, directrice adjointe du programme Amériques à Amnesty International, a déclaré :

« La gravité des conclusions de Michelle Bachelet doit servir de signal d’alarme pour le Conseil des droits de l’homme, qui doit mettre sur pied dès que possible une commission d’enquête sur la situation des droits humains au Venezuela. Aux côtés de plus d’une centaine d’ONG vénézuéliennes et étrangères, Amnesty International a appelé à maintes reprises à la création d’une commission d’enquête chargée de suivre et faire connaître la situation des droits humains, et de clarifier les responsabilités pour les crimes relevant du droit international et les graves violations.


« La crise des droits humains au Venezuela ne cesse de s’aggraver et des millions de personnes continuent de souffrir, dans un climat d’impunité généralisée. Amnesty International a récemment conclu que les exécutions extrajudiciaires sélectives, les détentions arbitraires et les victimes (morts et blessés) du recours excessif à la force s’inscrivent dans le cadre d’une attaque systématique et généralisée menée par le gouvernement de Nicolás Maduro contre la population civile, pouvant s’apparenter à des crimes contre l’humanité.

« Étant donné la faible probabilité d’obtenir justice, vérité et réparations aux niveaux national et régional, nous invitons tous les membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à soutenir le peuple vénézuélien en appuyant la création d’une commission d’enquête de l’ONU. Cela adresserait un message fort aux victimes comme aux auteurs de violences : la communauté internationale ne les abandonnera pas et ne laissera pas les graves violations commises disparaître dans l’impunité. »


Source: amnesty.org

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